Un plan d’urgence de 5 milliards USD pour relancer les provinces du Nord et du Sud-Kivu
Depuis Paris, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a présenté un programme d’urgence de 5 milliards USD destiné à la réhabilitation des zones affectées par les conflits dans l’Est de la RDC. Ce plan, activé dès la fin des hostilités, prévoit la réouverture des écoles et centres de santé, la remise en état des routes et ponts, le rétablissement de l’eau et de l’électricité, ainsi que le retour des populations déplacées. Organisé autour de trois volets – infrastructures et services publics, appui au retour des ménages et emplois à haute intensité de main-d’œuvre – le dispositif vise à réinjecter des revenus et des services essentiels dans des territoires économiquement paralysés[1].
Gouvernance, transparence et sécurité économique au cœur de la mise en œuvre
Le financement repose sur un « pacte national et international » réunissant l’État, les bailleurs, les acteurs humanitaires et le secteur privé. Pour assurer la transparence, le gouvernement prévoit l’intégration de la Convention de Kampala dans le droit interne et l’adoption d’une loi sur le financement de l’action humanitaire et la gestion des risques de catastrophes. La justice demeure un pilier de stabilisation, avec des poursuites contre les auteurs de crimes de guerre et de violences sexuelles. Sur le plan économique, le plan cible la formalisation du commerce transfrontalier des minerais afin d’assécher les sources de financement des groupes armés et d’orienter les recettes vers le développement légal et productif.

