La République Démocratique du Congo a démontré une résilience économique remarquable en 2024, malgré un contexte régional instable affichant une croissance de 7,9 %, légèrement inférieure aux 8,6 % de l’année précédente. Cette performance, soutenue en grande partie par le dynamisme de l'extraction minière (+15,5 %) et l'essor des télécommunications (+9,9 %), témoigne du potentiel économique diversifié du pays. Les secteurs non extractifs ont également contribué à cette croissance, portés par les transports et l'industrie manufacturière, illustrant ainsi une économie en développement qui ne repose pas uniquement sur ses ressources minières [1].
Le dynamisme des industries extractives a largement soutenu cette croissance, avec une augmentation de 15,5 % de l’activité minière, après 18,2 % en 2023. Par ailleurs, les secteurs non extractifs ont progressé de 3,2 %, portés par les télécommunications (+9,9 %), les transports (+6,5 %) et l’industrie manufacturière (+2,6 %). La montée en puissance des paiements mobiles et la consommation accrue d’internet expliquent notamment la bonne tenue du secteur des télécommunications, stimulé par des offres promotionnelles diversifiées.
Dans le domaine industriel, les unités de production alimentaire et de boissons ont bénéficié des investissements liés à la zone économique spéciale de Maluku, favorisant un maintien des activités manufacturières. Sur le plan macroéconomique, le pays conserve une relative stabilité malgré la persistance des conflits dans l’Est.
Parallèlement, sur le front diplomatique, le président angolais João Lourenço poursuit ses efforts de médiation pour apaiser les tensions régionales. Lors d’un échange avec Félix Tshisekedi, il a présenté une initiative visant à relancer un dialogue direct entre le gouvernement congolais et le M23 à Luanda. Cette démarche intervient alors que les affrontements se sont intensifiés dans l’est du pays, avec des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire en aggravation.
Les Nations unies et plusieurs organisations régionales appellent à un retrait immédiat des forces étrangères présentes sur le territoire congolais. De son côté, Kinshasa maintient son attachement au processus de Nairobi et à la résolution 2773, tout en réaffirmant la nécessité d’une solution concertée pour restaurer la paix et assurer un climat favorable à la poursuite de la croissance économique.

